Le dernier monument de Nanning change la silhouette de cette ville verte, en y introduisant l’inhabituel, l’agréable et le surprenant. Le projet, seconde intervention du cabinet allemand dans la cité, vu dans son plan masse, ressemble à une cellule plurinucléée, une entité dynamique, permettant une prolifération de perceptions différentes. Reposant sur une tribune de services, les trois volumes englobent trois halls de théâtre distincts, reliés par une sorte de toit flottant. Cette programmation d’espaces s’avère être très populaire en Chine, puisque les salles polyvalentes pour des activités musicales et culturelles seraient très recherchées. L’édifice au sud-ouest est le plus volumineux, pouvant accueillir 1 600 spectateurs. Suivant la tradition des théâtres d’opéra classique, le plan de la salle reprend la forme d’un fer à cheval. Son fond de scène met en exergue le lac artificiel voisin. A l’est, s’élève l’espace des concerts avec sa scène circulaire et ses 1 200 sièges. Au nord, se situe la plus petite structure renfermant 550 places. Elle serait parfaite pour toutes scénographies, à cause de ses plateformes amovibles et du contrôle électronique des sons. Quant aux façades, les enveloppes sont toutes formées de louvres en acier revêtus de panneaux blancs en aluminium, alors que les intérieurs traduisent des surfaces chaleureuses en bois incurvé, idéal pour les réverbérations sonores.