Aux Philippines, l’architecte franco-belge Vincent Callebaut a imaginé un projet visionnaire éco-durable aux lignes futuristes: le Nautilus Eco-Resort. En forme de double spirale, cette station balnéaire, conçue sur pilotis télescopiques, prône l’Upcycling et sera, par conséquent, bâtie à partir de matériaux recyclés ou récupérés. Constituée de deux entités architecturales principales, des hôtels en forme de coquillage et des tours d’appartements rotatifs, disposés en circonvolution afin de respecter l’équilibre et l’harmonie, elle peut accueillir plus de 500 clients. La hauteur des bâtiments, qui tournent sur leurs axes pour suivre le mouvement du soleil, augmente petit à petit depuis l’îlot central qui abrite, lui, un centre nautique et des laboratoires de recherche scientifique. Baptisés Montagne en Origami, ces derniers sont placés sous une charpente recouverte de rampes ondulantes se dépliant comme des origamis et permettant de lover des potagers qui alimentent les restaurants avoisinants. Tout autour, 22 petits pavillons aux formes organiques renferment des bassins de pisciculture et d’élevage de coraux, ainsi que des zones de découverte et de relaxation. Destiné à être édifié dans une zone avec des eaux calmes, ce chef-d’œuvre structurel ne sera accessible qu’au moyen d’embarcations électriques ou des voiliers, afin de réduire l’empreinte carbone des lieux et des occupants. En effet, le complexe hôtelier, qui se veut zéro émission, zéro déchet et zéro pauvreté, aspire à réinventer le tourisme, en sensibilisant au développement durable, tout comme en expliquant aux touristes les défis environnementaux et socioculturels de l’archipel et en les impliquant dans la préservation de la faune et de la flore. Prêchant l’autosuffisance en énergie et en denrée alimentaire, il couvrira ses besoins grâce aux énergies renouvelables et à la permaculture. D’ailleurs, ses façades seront recouvertes de murs végétaux et pourvues de cellules photovoltaïques pour générer l’électricité, alors que les pilotis exploiteront l’énergie marine, grâce à des hydroliennes qui capteront les courants de marée, ainsi que ceux des eaux plus profondes. Respectueux de la nature, ce projet, peu conventionnel, est appelé à fusionner totalement avec son environnement.